ZypAdhera® (olanzapine)

L'ensemble des documents de référence pour ZypAdhera (le résumé des caractéristiques du produit (RCP), la notice, l’ensemble des avis de transparence et, le cas échéant, les manuels d'utilisation ou la Fiche d’information thérapeutique) est disponible et consultable en ligne

Ces éléments d’information sont fournis en réponse à votre question d’information médicale et peuvent contenir des données ne faisant pas partie des indications validées dans nos autorisations de mise sur le marché. Pour une information complète, se reporter au Résumé des Caractéristiques du Produit.

ZypAdhera® (olanzapine) : syndrome post-injection

Dans de rares cas, après une injection de pamoate d’olanzapine, les patients ont présenté des signes de syndrome post-injection. La majorité de ces patients se sont rétablis en 24 à 72 heures sans traitement.

Symptômes cliniques observés dans le cadre des événements de type syndrome post-injection

Lors des études cliniques conduites avant la commercialisation, des réactions présentant des signes et symptômes compatibles avec un surdosage en olanzapine ont été rapportées chez des patients à la suite d’une injection de pamoate d’olanzapine.1

Ces réactions se sont produites dans moins de 0,1 % des injections et chez environ 2 % des patients.1

La plupart de ces patients ont développé des symptômes de :

  • sédation (allant d’une sédation légère à un coma), et/ou

  • delirium (incluant confusion, désorientation, agitation, anxiété et autres troubles cognitifs).

Les autres symptômes observés incluaient :

  • symptômes extrapyramidaux ;

  • dysarthrie ;

  • ataxie ;

  • agressivité ;

  • vertiges ;

  • faiblesse ;

  • hypertension ;

  • convulsions. 1

Apparition et évolution

Dans la plupart des cas, les signes et symptômes liés à cette réaction sont apparus dans l’heure qui a suivi l’injection, et dans tous les cas un rétablissement complet a été rapporté dans les 24-72 heures après l’injection.1

Ces réactions se sont produites rarement (< 1/1 000 injections) entre 1 à 3 heures après injection et très rarement (< 1/10 000 injections) plus de 3 heures après injection.1

Les événements de type syndrome post-injection ne se sont pas caractérisés par l’apparition soudaine d’une incapacité mais ont généralement commencé par des symptômes plus légers qui ont progressé en nombre et/ou en sévérité.2

L’incapacité était définie comme la présence d’une désorientation, d’une ataxie et d’une sédation cliniquement significatives, de sorte que le patient n’était pas en mesure de demander de l’aide lui-même.2 

Hospitalisation et traitement

Dans les essais cliniques menés jusqu’au 14 octobre 2008, 30 événements de type syndrome post-injection au total ont été observés chez 29 patients. Sur la base des près de 45 000 injections de pamoate d’olanzapine administrées à 2 054 patients à ce jour dans les essais cliniques, des événements de type syndrome post-injection sont survenus avec 0,07 % des injections ou chez 1,4 % des patients.2

Soixante-dix-sept pour cent des patients ont été hospitalisés pendant l’événement. La majorité des événements (63 %) se sont résolus sans traitement ou ont été pris en charge uniquement par une observation et l’administration de fluides.2

Pour les autres événements, les patients ont été hospitalisés et ont reçu un traitement médical qui allait au-delà de l’observation et de l’administration de fluides, souvent pour traiter des symptômes spécifiques ou une pathologie concomitante, bien qu’il semble que certains traitements aient été administrés de manière prophylactique. Parmi ces patients :

  • 6 ont reçu un traitement par benzodiazépines orales ou parentérales ; 

  • 3 ont été cathétérisés (1 en raison d’une rétention urinaire et 2 de manière prophylactique) ;

  • 1 a été placé sous contention mécanique en raison d’une agitation ;

  • 2 ont été ventilés par mesure de précaution suite à l’administration de benzodiazépines, sans dépression respiratoire observée (1 en raison de convulsions apparentes et 1 dans la prise en charge d’une agitation sévère afin de pouvoir réaliser une TDM).

Si l’utilisation d’une benzodiazépine parentérale est absolument nécessaire pour la prise en charge des réactions secondaires post-injection, le patient devra être étroitement surveillé afin de détecter une sédation excessive et une dépression cardio-respiratoire.1

Signalements post-commercialisation

Au total, 1 097 signalements post-commercialisation considérés comme des événements de type syndrome post-injection ont été reçus au 30 août 2019. Sur ces événements, 150 ont été rapportés dans le cadre d’études post-commercialisation et 947 ont été signalés de manière spontanée. Le taux des cas spontanés semble être cohérent avec le taux observé dans les essais cliniques. Le profil clinique des événements signalés de manière spontanée après la commercialisation est généralement cohérent avec les cas de syndrome post-injection observés dans les essais cliniques.3

Ces données ne représentent pas nécessairement le taux de survenue d’un événement indésirable (EI) dans une population traitée, mais le taux de signalement d’un EI particulier au laboratoire. Les signalements spontanés des événements indésirables sont fortement variables et ne constituent pas une information clinique contrôlée de manière appropriée, à partir de laquelle il est possible de déterminer si un médicament donné a provoqué un événement. L’utilisation des signalements spontanés est limitée en raison de l’absence de population témoin, du biais de sous-signalement ou de signalement et des informations incomplètes ou manquantes relatives aux antécédents médicaux ou aux traitements concomitants.4

Observation et information des patients

Les patients doivent être informés de ce risque potentiel et de la nécessité de rester pendant 3 heures dans un établissement de soins après chaque administration de pamoate d’olanzapine.1

Après chaque injection, les patients doivent rester sous surveillance pendant au moins 3 heures dans un établissement de soins avec du personnel qualifié approprié afin de détecter les signes et les symptômes compatibles avec un surdosage en olanzapine.1

Juste avant de quitter l’établissement de soins, il faut s’assurer que le patient est bien éveillé, orienté et ne présente pas de signe ou symptôme de surdosage.1

Si un surdosage est suspecté, une prise en charge et une surveillance médicale étroite doivent être poursuivies jusqu’à ce que l’examen clinique indique la disparition des signes et symptômes du surdosage. La durée de surveillance de 3 heures devra être prolongée en fonction de l’état clinique des patients qui présentent des signes ou des symptômes compatibles avec un surdosage par olanzapine.1

Le reste de la journée après l’injection, il faut conseiller au patient d’être attentif à tout signe ou symptôme d’un surdosage secondaire à un effet indésirable post-injection, afin d’avoir la possibilité d’obtenir de l’aide si besoin.1

Références

1. ZypAdhera [Résumé des Caractéristiques du Produit] Eli Lilly Netherland B.V., Pays-Bas.

2. Detke HC, McDonnell DP, Brunner E, et al. Post-injection delirium/sedation syndrome in patients with schizophrenia treated with olanzapine long-acting injection, I: analysis of cases. BMC Psychiatry. 2010;10(1):43. http://dx.doi.org/10.1186/1471-244X-10-43

3. Données internes. Eli Lilly and Company et/ou l’une de ses filiales.

4. Goldman SA. Limitations and strengths of spontaneous reports data. Clin Ther. 1998;20(suppl 3):C40-C44. http://dx.doi.org/10.1016/S0149-2918(98)80007-6

revue le : December 12, 2019


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