Olumiant® (baricitinib)

L'ensemble des documents de référence pour Olumiant (le résumé des caractéristiques du produit (RCP), la notice, l’ensemble des avis de transparence et, le cas échéant, les manuels d'utilisation ou la Fiche d’information thérapeutique) est disponible et consultable en ligne

Ces éléments d’information sont fournis en réponse à votre question d’information médicale et peuvent contenir des données ne faisant pas partie des indications validées dans nos autorisations de mise sur le marché. Pour une information complète, se reporter au Résumé des Caractéristiques du Produit.

Olumiant® (baricitinib): Infections et potentielles infections opportunistes

Une augmentation des infections globales, mais pas des infections graves, a été observée entre les groupes baricitinib et placebo dans le programme d'études cliniques sur la polyarthrite rhumatoïde.  (Données internes)

Informations issues du résumé des caractéristiques du produit

Le BARI est associé à une augmentation du taux d’infections par rapport au placebo, notamment des infections des voies respiratoires supérieures. Chez les patients naïfs de tout traitement, l’association avec le méthotrexate a entraîné une augmentation de la fréquence des infections par rapport au traitement par BARI en monothérapie. Les risques et les bénéfices d'un traitement par BARI doivent être pris en considération avant l’instauration du traitement chez les patients présentant des infections actives, chroniques ou récurrentes. En cas de survenue d’une infection, le patient doit faire l’objet d’une surveillance étroite et le traitement par BARI doit être temporairement interrompu si le patient ne répond pas à un traitement standard. Le traitement par BARI ne doit pas être réinstauré avant guérison de l'infection.1

Dans les études contrôlées, jusqu’à 16 semaines, le taux d’incidence globale d’infections (taux de patients ayant au moins 1 évènement pour 100 patients-années d’exposition) a été de 101 avec le BARI, contre 83 avec le placebo. La plupart des infections étaient d'intensité légère à modérée. Dans les études comprenant les deux doses, des infections ont été rapportées chez 31,9 %, 28,8 % et 24,1 % des patients jusqu’à 16 semaines dans les groupes 4 mg, 2 mg et placebo respectivement. Les taux de déclaration d’EI liés à une infection pour le BARI par rapport au placebo ont été : infections des voies respiratoires supérieures (14,7 % versus 11,7 %), infections urinaires (3,4 % versus 2,7 %), gastroentérite (1,6 % versus 0,8 %), Herpes simplex (1,8 % versus 0,7 %) et zona (1,4 % versus 0,4 %). Chez les patients naïfs de tout traitement, jusqu’à 52 semaines, la fréquence des infections des voies respiratoires supérieures a été plus élevée avec le traitement associant le méthotrexate et le BARI (26,0 %) qu’avec le méthotrexate seul (22,9 %) ou le BARI seul (22,0 %). Le taux d’infections graves avec le BARI (1,1 %) a été similaire à celui observé avec le placebo (1,2 %). Les infections graves les plus fréquentes sous BARI ont été le zona et la cellulite. Le taux d’infections graves est resté stable pendant une exposition à long terme. Le taux d’incidence global des infections graves dans le programme d’études cliniques a été de 3,2 pour 100 patients-années.1

Dans les études contrôlées, jusqu’à 16 semaines, des infections des voies respiratoires supérieures ont été très fréquemment rapportées (≥ 1/10). Des cas de zona, d'Herpes simplex, de gastroentérite, de pneumonie et d'infections urinaires ont été fréquemment rapportés (≥ 1/100, < 1/10). Les taux de déclaration d'effets indésirables liés à une infection pour le BARI par rapport au placebo ont été : infections des voies respiratoires supérieures (14,7 % versus 11,7 %), infections urinaires (3,4 % versus 2,7 %), gastroentérite (1,6 % versus 0,8 %), Herpes simplex (1,8 % versus 0,7 %) et zona (1,4 % versus 0,4 %). Chez les patients naïfs de tout traitement, jusqu’à 52 semaines, la fréquence des infections des voies respiratoires supérieures a été plus élevée avec le traitement associant le méthotrexate et le BARI (26,0 %) qu’avec le méthotrexate seul (22,9 %) ou le BARI seul (22,0 %).1

Le nombre absolu moyen de lymphocytes a augmenté dans la semaine suivant l’instauration du traitement par BARI, est revenu au même niveau qu’à l’inclusion à la semaine 24, puis est resté stable pendant au moins 104 semaines. puis est resté stable pendant au moins 104 semaines. Pour la plupart des patients, les modifications du nombre de lymphocytes sont restées dans l’intervalle normal de référence.1

Dans les études contrôlées, jusqu’à 16 semaines, une neutropénie (< 1 x 109 cellules/L) a été peu fréquemment rapportée (supérieur ou égal 1/1000, <1/100) ).1

Dans les études contrôlées, jusqu’à 16 semaines, des diminutions du nombre de polynucléaires neutrophiles en-dessous de 1 x 109 cellules/L sont survenues chez 0,3 % des patients traités par BARI contre 0 % des patients ayant reçu le placebo. Aucune corrélation claire n’a été établie entre les baisses du nombre de polynucléaires neutrophiles et la survenue d’infections graves. En revanche, dans les études cliniques, le traitement a été interrompu en cas de découverte d’un nombre absolu de polynucléaires neutrophiles < 1 x 109 cellules/L. Le schéma et l’incidence des diminutions du nombre de polynucléaires neutrophiles sont restés stables dans le temps à une valeur inférieure à celle observée à l’inclusion, y compris pendant l’étude d’extension à long terme.1

Le traitement ne doit pas être instauré chez des patients ayant un nombre absolu de lymphocytes inférieur à 0,5 x 109 cellules/L, un nombre absolu de polynucléaires neutrophiles inférieur à 1 x 109 cellules/L, ou un taux d’hémoglobine inférieur à 8 g/dL. Le traitement peut être instauré une fois que ces valeurs se sont améliorées au-delà de ces limites.1

Infections

Population d'analyse BARI 4 mg versus Placebo issue de 6 études

Au cours des 24 semaines de traitement ou jusqu'à l'administration d'un traitement de secours, une proportion statistiquement supérieure de patients du groupe BARI 4 mg (N = 997) a présenté une infection AT, quelle qu'elle soit, par rapport au groupe placebo (N = 1 070) (36,3 % versus 27,9 % ; p < 0,05).2

La différence au niveau des infections entre les groupes BARI 4 mg et placebo concernait principalement:

  • les infections des voies respiratoires supérieures (18,4 % versus 14,5 %)

  • le zona (1,8 % versus 0,4 %), et

  • les infections par Herpes simplex (2,2 % versus 0,9 %).2

Infections graves

Incidence des infections graves dans le programme de développement clinique du BARI

Ensemble des patients atteints de PR traités par BARI - Population d'analyse BARI PR tout dosage

Sur les 3 492 patients traités par BARI lors des études cliniques sur la PR jusqu'au 1er avril 2017, 231 infections graves AT ont été observées, avec un taux d'incidence pour 100 patients-années d'exposition censuré au moment de l'évènement de 3,0. Les infections graves les plus fréquemment rapportées en fonction de l'EAIR pour 100 patients-années d'exposition, non censuré au moment de l'évènement, étaient

  • la pneumonie (n = 46, EAIR 0,58)

  • le zona (n = 28, EAIR 0,35)

  • les infections urinaires (n = 19, EAIR 0,24)

  • la cellulite (n = 12, EAIR 0,15), et

  • la septicémie (n = 12, EAIR 0,15).3,4

Les taux d'infections graves sont restés stables pendant une exposition prolongée jusqu'au 1er avril 2017. 4

Population d'analyse BARI 2 mg versus 4 mg - Population d'analyse sur 4 études avec suivi étendu

Le taux d'infections graves AT du groupe BARI 2 mg était numériquement inférieur (IR= 3,3 [2,0 ; 5,2]) à celui du groupe BARI 4 mg (IR = 4,8 [3,3 ; 6,9]) à la date du 1er avril 2017.3

BARI versus comparateurs actifs

Aucune différence statistiquement significative du taux d'infections graves AT a été constatée entre BARI 4 mg et

  • adalimumab sur 24 semaines (IR BARI 4 mg = 2,3 versus IR adalimumab = 1,4), ou

  • méthotrexate sur 52 semaines (IR BARI 4 mg en monothérapie = 4,1 versus IR méthotrexate = 4,6).5

Facteurs associés aux infections graves

Un grand nombre de facteurs cliniques susceptibles d'influencer le risque d'infection grave a été évalué en utilisant des modèles de Cox et les données de la population d'analyse BARI PR tout dosage jusqu'au 1er janvier 2016. Les 5 facteurs de risque indépendants identifiés pour les infections graves étaient: 

  • l'utilisation antérieure de traitement de fond biologique

  • un âge avancé

  • un recrutement dans une étude réalisée en Asie, à l'exclusion du Japon

  • un indice de masse corporelle anormal, et

  • l'utilisation concomitante de corticostéroïdes.6

Références

1. Olumiant [résumé des caractéristiques du produit]. Eli Lilly Nederland B.V., The Netherlands.

2. Smolen JS, Genovese MC, Takeuchi T, et al. Safety profile of baricitinib in patients with active rheumatoid arthritis with over 2 years median time in treatment [published online September 15, 2018]. J Rheumatol. https://dx.doi.org/10.3899/jrheum.171361

3. Genovese MC, Smolen JS, Takeuchi T, et al. Safety profile of baricitinib for the treatment of rheumatoid arthritis up to 6 years: an updated integrated safety analysis [abstract 962]. Arthritis Rheumatol. 2018;70(suppl 10). https://acrabstracts.org/abstract/safety-profile-of-baricitinib-for-the-treatment-of-rheumatoid-arthritis-up-to-6-years-an-updated-integrated-safety-analysis/

4. Genovese MC, Smolen JS, Takeuchi T, et al. Safety profile of baricitinib for the treatment of rheumatoid arthritis up to 6 years: an updated integrated safety analysis. Poster presented at: Annual Meeting of the American College of Rheumatology (ACR); October 20-24, 2018; Chicago, IL.

5. Data on file, Eli Lilly and Company and/or one of its subsidiaries.

6. Winthrop KL, Genovese MC, Harigai M, et al. Serious infection and associated risk factors in patients with moderate to severe rheumatoid arthritis treated with baricitinib [abstract OP0248]. Ann Rheum Dis. 2017;76(suppl 2):158. http://ard.bmj.com/content/76/Suppl_2/158.2

Glossaire

BARI = baricitinib

DMARD =  traitements de fond

EAIR = taux d’incidence ajusté en fonction de l’exposition

PR = polyarthrite rhumatoïde

AT = apparu(e) sous traitement

IR = Taux d'incidence

revue le : 2017 M08 23

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